En septembre 1914, Ă  l’issue d’une rude bataille, la ville de Cocobeach a Ă©tĂ© reprise aux allemands qui l’occupaient depuis 1911.

Dans notre prĂ©cĂ©dent numĂ©ro nous avons longuement Ă©voquĂ© la bataille qui eut lieu Ă  Cocobeach, le 21 septembre1914, durant laquelle l’armĂ©e française Ă©tait partie Ă  l’assaut de la ville frontiĂšre alors occupĂ©e par les Allemands.

Afin d’honorer ceux qui y laissĂšrent la vie et de faire en sorte que l’oubli ne recouvre cette page d’histoire du Gabon, l’association « Cocobeach 2008 » a dĂ©cidĂ© de rĂ©habiliter le petit monument qui avait Ă©tĂ© construit sur place en 1920 et qui menaçait de disparaĂźtre.

Diverses entreprises de la place ont grandement contribuĂ© Ă  cette Ɠuvre de mĂ©moire, parmi lesquelles ont peut citer : SOBEA, SOGEC, SOBRAGA, SOCOBA, ENTRACO, TROPICANA et de nombreuses autres.

Le monument réhabilité

Le Général Mangollo passe les troupes en revue accompagné du :
Colonel Clément, Commandant le 6Úme Bima,
Consul GĂ©nĂ©ral de France«Madame Le Moign»,
Colonel Lenfant, Attaché de Défense et du Préfet de Cocobeach
Une vue des troupes

C’est le 8 novembre Ă  11 heures, sur le boulevard du front de mer, que la cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence d’une foule trĂšs dense estimĂ©e Ă  environ six cents personnes.

La France était représentée par le Consul Général, Madame Le Moign, ainsi que par le Colonel Lenfant, Attaché de Défense qui était accompagné par le Colonel Clément, Commandant le 6Úme Bima.

Le GĂ©nĂ©ral de Corps d’ArmĂ©e Mangollo Mvoulou, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du MinistĂšre de la DĂ©fense Nationale, reprĂ©sentait le Ministre de la DĂ©fense Nationale Monsieur Ali Bongo Ondimba qui avait chaleureusement adhĂ©rĂ© au projet dĂ©s qu’il lui fut prĂ©sentĂ©.

L’armĂ©e gabonaise Ă©tait reprĂ©sentĂ©e par un dĂ©tachement de l’ArmĂ©e de Terre, accompagnĂ© du drapeau et de sa garde, ainsi que de la fanfare. De son cĂŽtĂ© la partie Française avait dĂ©pĂȘchĂ© pour la circonstance une section du 2Ăšme RĂ©giment Etranger Parachutiste (2Ăšme Rep), unitĂ© parmi les plus prestigieuses de l’ArmĂ©e Française. On notait Ă©galement la prĂ©sence des Ambassadeurs des USA, de CĂŽte d’Ivoire ainsi que du Consul du Japon.

Le Maire de Cocobeach, Jean de Dieu Nguema Mba
prononçant son allocution
AprÚs son discours de bienvenue le Maire de Cocobeach, Jean de Dieu Nguéma Mba a souhaité associer à la mémoire des combattants de 1914, celle des vint-neuf Commandants de Cercle qui se sont succédés sur les bords du fleuve Muni de 1919 à 1960 le premier étant Le Honsec et le dernier Queinec ; parmi tous les autres il a tenu à citer Cerrez, Letouze, Dubroca, Attali, Larran, Guglielmi.

Prenant ensuite la parole, le PrĂ©sident de l’association « Cocobeach 2008 », Jean-Pierre FourĂšs, devait retracer la bataille proprement dite en la resituant dans le contexte historique de 1914.

Il fit revivre, minute par minute les combats sur les lieux mĂȘme oĂč ils se dĂ©roulĂšrent, tenant l’assistance en alerte.

Le PrĂ©sident de l’association « Cocobeach 2008 » Jean-Pierre Foures.

En conclusion, il devait rappeler qu’aprĂšs trois guerres successives, la France et l’Allemagne avaient enfin conclu une paix durable et figuraient dĂ©sormais cĂŽte Ă  cĂŽte dans l‘Europe nouvelle en cours de constitution.
AprÚs les guerres vint enfin la Paix. Ce bien si précieux que goûte le Gabon depuis son indépendance, bien indispensable au développement.
L’orateur, fin connaisseur de la vie politique gabonaise (son premier sĂ©jour remonte Ă  1969), a formulĂ© le souhait ardent que cette paix demeure et perdure grĂące Ă  la sagesse des dirigeants politiques qui depuis l’indĂ©pendance la dirigent.

L’envoi des couleurs
La plaque de granit gris oĂč figurent les noms des sept tuĂ©s ayant Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e conjointement par le Consul de France et le PrĂ©fet de la Noya, il fut procĂ©dĂ© au dĂ©pĂŽt des gerbes successivement par le Consul GĂ©nĂ©ral de France d’une part, et conjointement par le GĂ©nĂ©ral Mangollo, et Monsieur J.Pierre FourĂšs. AprĂšs l’émouvante sonnerie aux morts, retentirent les hymnes nationaux, la « Concorde » et la « Marseillaise ».

Pour la premiĂšre fois de son histoire, Cocobeach vibrait au son de l’hymne français et nul doute que le vent portant a fait parvenir jusqu’à la rive opposĂ©e de l’estuaire, en GuinĂ©e Équatoriale, l’air martial et patriotique.

Madame Le Moign, Consul Général de France,
coupe le ruban symbolique.
À ses cĂŽtĂ©s le PrĂ©fet de la Noya.

AprÚs cette émouvante et sobre cérémonie, un buffet avait été confectionné pour les troupes, la population et les personnalités présentes. Il connut un grand succÚs car abondant, succulent et abondamment arrosé.

Désormais, ce magnifique monument immaculé perpétue, sur le bord de mer de Cocobeach, le sacrifice de nos vaillants soldats pour que vive la patrie.

Il reviendra aux responsables de la ville d’en assumer l’entretien et aux militaires français du Camp de Gaulle d’honorer, tous les ans, ceux qui furent leurs frĂšres d’armes et prĂ©dĂ©cesseurs sur le territoire gabonais, hier «Tirailleurs» aujourd’hui « Infanterie de Marine » ; ainsi s’enchaĂźnent les pages de notre histoire.

L’ALBUM DE LA CÉRÉMONIE

1Ăšre GALERIE

2Ăšme GALERIE

3Ăšme GALERIE

4Ăšme GALERIE

*texte repris de « Gabon Magazine N°7 du mois de Février 2009, tous droits de reproductions réservés.
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